À l’automne 2025, Multitudes a lancé sa première campagne de mobilisation sur la démocratie locale.
Nous avons mené une foule d’actions, fait de nombreux apprentissages et gagné énormément en clarté.
Voici le bilan de notre saison de mobilisation.
À l’échelle du Québec, on peut dire que la nouvelle vague de 2021* s’est globalement consolidée.
Les nouveaux et nouvelles élu.e.s progressistes de l’époque ont pour beaucoup été réélu.e.s, et dans certains cas avec un mandat renforcé.
Il y a eu certaines pertes, notamment à Sherbrooke, mais aussi des gains, comme à Trois-Rivières.
La situation reste donc favorable, mais on ne peut pas dire qu’il y ait eu une “seconde vague”, encore moins d’un point de vue symbolique avec le changement à Montréal.
Ceci dit, si le 2 novembre apparaît comme un recul pour Montréal, donnons-nous un peu de temps avant de tirer des conclusions.
D’un côté, il sera intéressant de voir comment Ensemble Montréal se positionne dans la pratique du pouvoir, et sur certains dossiers clés. De l’autre, la défaite de Projet Montréal ouvre la porte à une reconfiguration à gauche qui pourrait prendre plusieurs voies intéressantes.
Si on regarde davantage les “signaux faibles”, on a l’impression qu’il y a quelque chose qui se prépare et qui se construit. Dans bien des régions dans lesquelles Multitudes a été actif en 2025, on a vu apparaître des candidatures nouvelles et progressistes. Dans certains cas, ces candidatures se sont soldées par des victoires, mais sur des postes qui font moins les manchettes (conseiller.ère.s, maire.sse.s de petites municipalités). Dans d’autres cas, elles se sont certes soldées par des défaites, mais des défaites qui peuvent paver la voie à de futures victoires (augmentation nette du soutien populaire, structuration de l’action progressiste en parti ou mobilisation citoyenne renforcée, etc.).
On peut donc imaginer que 2025 a préparé le terrain à une “seconde vague” progressiste en 2029. Évidemment, rien n’est acquis, dans la mesure où non seulement il va falloir transformer cet essai, mais où il va falloir garder les bastions issus de 2021 et qui risquent d’être fragilisés par l’usure du pouvoir, comme Montréal cette année.
C’est important de souligner aussi que notre tour des régions en 2025 nous a montré un bouillonnement qui va bien au-delà des stratégies électorales. À Ripon, à Rouyn-Noranda, à Baie-Comeau, au Saguenay-Lac-St-Jean, les initiatives sont nombreuses. Elles sont très différentes les unes des autres, mais elles se rejoignent sur l’essentiel, et c’est cet essentiel qui forme notre projet politique (démocratie, liberté, autonomie, pouvoir collectif). Il va falloir bâtir là-dessus, dans le contexte d’un gouvernement provincial qui devient de plus en plus autoritaire, et où le calendrier électoral risque de créer un vide à gauche.
*Élu-es progressistes locaux qui se sont présenté-es et ont gagné des sièges partout au Québec.
Dès le printemps 2025, Multitudes a multiplié les activités en vue de soutenir ce bouillonnement autour de la démocratie locale, en maintenant un équilibre entre l’arrivée des élections et le besoin de se donner une perspective participative plus large:
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Co-organisation d’une dizaine d’événements (souvent de type 5 à 7 politique) un peu partout au Québec (Mont-St-Hilaire, Baie-Comeau, St-Eustache, Sherbrooke, Ste-Anne-des-Monts, Ripon, etc), autour de questions de démocratie locale et d’élections municipales, avec des partenaires locaux et, souvent, la Nouvelle vague municipale**.
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Production et diffusion d’un cahier de propositions en vue du renforcement du leadership territorial partagé au Québec, en collaboration avec de nombreux expert-es.
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Soutien actif à la structuration de la Nouvelle vague municipale, comme mouvement politique municipal à l’échelle du Québec. Suite au premier événement organisé par celle-ci en septembre 2024, Multitudes a aidé à sa structuration, pour qu’elle puisse jouer un rôle public en amont des élections, mais surtout pour qu’elle soit prête à prendre plus d’ampleur après les élections.
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Communications diverses, sur différentes plateformes et auprès de différents publics. Plusieurs de ces communications ont été des beaux succès. Cela inclut la production d’une lettre ouverte dans le Devoir, qui traduisait nos propositions politiques. Elle a été signée par plusieurs centaines de personnes et a été largement diffusée en début de campagne.
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Test d’une première “saison de mobilisation” (campagne de mobilisation) à l’automne. Après une première version centrée sur de nouvelles assemblées de cuisine, qui n’a pas donné le résultat escompté, nous avons réorienté vers une deuxième version qui proposait quelques actions plus précises. L’ampleur de la mobilisation n’a pas été celle espérée, mais cela nous a amené beaucoup d’apprentissages pour la suite.
Il est difficile d’analyser l’impact exact que ces actions ont eues sur le contexte présenté plus haut, et nous ne voulons certainement pas nous approprier le travail des autres. Mais de différents retours que nous avons eus, il est clair que nous avons fait une différence. Nous aurions voulu en faire encore plus (ex.: amener la création de véritables observatoires de la démocratie locale), mais pour une première année, nous sommes satisfait-es.
Dans un contexte où Multitudes est en train de se bâtir, l’équilibre entre les efforts mis sur la solidification de ses fondements et des aspects long terme (messages clés, structures internes, clarification du projet politique, liens de confiance, etc.) et ceux accordés aux actions ponctuelles (ex: saison de mobilisation) est un de nos apprentissages clés.
**La NVM est composée d'individus qui ont la conviction que les municipalités, en tant que gouvernements de proximité, offrent une opportunité d’implication citoyenne enrichissante par sa capacité d’action concrète afin d'augmenter la vitalité des territoires.
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Cet automne nous a permis de tester la formule de «saison» de mobilisation, c’est-à-dire d’inviter notre mouvement à passer à l’action de manière concertée autour d’un moment et d’un angle d’attaque spécifique (cette fois-ci, la démocratie locale).
Après une période de bilan, voici les différentes conclusions que nous tirons des derniers mois.
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Se donner le temps : Le calendrier de la campagne d’action était trop serré. Notre enthousiasme pour une mobilisation dans le cadre des municipales nous a poussé à nous lancer dans une campagne ambitieuse, malgré des délais très minces, ce qui a nuit à la participation, surtout dans un contexte de rentrée déjà bien chargé pour plusieurs. Pour la suite, nous souhaitons trouver un rythme qui respecte à la fois nos membres et notre équipe. Cela signifie : préparer nos campagnes d’avance, se concentrer sur un nombre limité de cibles, même si cela implique de laisser passer certaines opportunités.
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Construire avec le terrain : Au cœur de Multitudes, depuis le début, se trouve le rêve d’un réseau solide ancré partout sur le territoire. Pendant la saison, nous avons commencé à construire concrètement les bases de ce réseau, grâce à des événements organisés dans plusieurs régions, notamment en collaboration avec la Nouvelle vague municipale. Cette formule, qui a permis la rencontre et la création de liens, s’est révélée extrêmement pertinente et continuera à jouer un rôle important dans nos prochaines campagnes. Ce réseau terrain sera appelé à jouer un rôle central dans le mouvement, en collaborant étroitement à l’élaboration de nos mobilisation, dès les premières étapes d’idéation. Ce travail commun, nous le croyons, nous permettra de mener des campagnes qui résonnent partout sur le territoire, et de développer notre capacité de déployer des actions percutantes et coordonnées à travers le Québec.
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Construire avec les acteurs du milieu : Construire des campagnes ancrées dans le terrain implique également de travailler en amont avec des partenaires œuvrant dans différents secteurs, qui sont experts des enjeux au cœur de nos mobilisations. Ce travail a malheureusement été insuffisant dans la dernière saison, principalement en raison des échéanciers serrés. En travaillant ensemble plus en amont pour la suite, nous souhaitons nous assurer que nous mettrons de l’avant des messages qui reflètent et feront écho aux messages déjà défendus sur le terrain par les acteurs qui y œuvrent tous les jours.
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Explorer l’action en dehors des cycles politiques : Alors que cette première saison fut organisée autour des élections municipales, nous pensons que ces moments de politique plus typiques intéressent certains groupes au profil spécifique, déjà mobilisés et éduqués sur ces enjeux, mais en excluent d’autres, pour qui la politique au sens classique résonne moins. Pour la suite, nous souhaiterions explorer des moments de mobilisation suivant un autre rythme que celui du calendrier politique institutionnel, et expérimenter avec d’autres moments forts de la vie collective (fêtes, vacances, rentrée, etc). Cette exploration viserait à diversifier nos publics, tout en construisant une stratégie plus résiliente face au courant changeant des actualités politiques. Ces actions viseraient à créer du plaisir, du lien, et à entretenir l’élan du mouvement entre les grandes campagnes.
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Soutenir l’intégration et l’accompagnement de nos membres : Un autre constat de cette campagne est que toute l’énergie mise sur le déploiement de notre campagne de mobilisation nous a mené à négliger l’accueil et l’intégration des personnes voulant rejoindre et s’impliquer davantage dans Multitudes. Pour la suite, ce volet deviendra une grande priorité - on ne peut pas se passer de l’énergie et les savoir-faire que nos membres sont prêts à nous offrir. Nous voulons donc nous consacrer à accueillir, accompagner et rester en contact avec les membres et les groupes qui désirent se mettre en action, quitte à ralentir le rythme des grandes mobilisations publiques. Nous souhaitons créer des espaces et des activités qui permettent l’intégration et la familiarisation avec le mouvement, et également diversifier la nature de nos actions, pour offrir des manières adaptées à toutes de s’impliquer, offrir un parcours graduel, cohérent et motivant.
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Multitudes comme force d’influence culturelle : Nos dernières campagnes ont joué un rôle particulier dont la pertinence s’est confirmée pour nous au fil de nos discussions avec les organisateurs sur le terrain : elles contribuent à diffuser des idées, à permettre de la connexion communautaire, à «placoter», à faire circuler des récits et à influencer nos milieux. Pour la suite, nous souhaitons continuer à insister sur ce rôle « d’agents de contamination positive », pour faire avancer les conversations dans nos réseaux, nos communautés et éventuellement, différents cercles de la société.
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Multitudes, plus qu’un véhicule de mobilisation : Enfin, après avoir beaucoup mis de l’avant dans notre saison l’aspect des actions de mobilisation, nous voulons trouver un meilleur équilibre entre des actions grand public qui rassemblent largement, mais également mettre plus d’énergie et faire connaître davantage le travail plus discret mais essentiel qui se déploie au sein de Multitudes pour construire un mouvement durable, influencer les institutions, articuler et populariser notre vision politique, pour créer les conditions d’un changement réel.
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On continue. L’autonomie territoriale (leadership territorial partagé, démocratie locale) doit continuer à être une colonne vertébrale de Multitudes.
En fait, c’est maintenant que les élections ont eu lieu que nous devons accentuer l’effort et aller chercher des changements.
À partir des apprentissages de cette année, et des bases que nous nous sommes données, il s’agit de se donner une stratégie et des objectifs plus précis sur un horizon de 3 à 5 ans.
On y travaille.
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D’une part, on va continuer à aider la Nouvelle vague municipale à se renforcer en tant qu’organisation et mouvement politique. Le prochain rendez-vous de la NVM est prévu les 18-19-20 mars 2026 à Nicolet. En plus de renforcer un sentiment d’appartenance entre élu.e.s progressistes, l’objectif est de les renforcer dans leurs rôles (y compris dans l’opposition) et d’évoluer vers des messages politiques communs. Notre aide pourra être à la fois logistique (ex.: collaboration sur une tournée) et sur le fond (ex.: intégration de certains enjeux, notamment liés à la démocratie).
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D’autre part et surtout, Multitudes doit déployer son rôle de mobilisation des citoyen.ne.s et de la société civile sur l’autonomie territoriale, ainsi que celui de changement du discours public. Et il faut s’y mettre dès maintenant, non seulement pour être prêt dans 4 ans, mais aussi et surtout pour s’assurer que cette portion électorale s’inscrive dans un projet plus large. Avec nos partenaires et membres partout sur le territoire, nous avons fait de nombreux apprentissages dans la dernière année (sur le message, les liens stratégiques, l’émergence de candidatures, la sortie de vote, etc.); ramassons-les.
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Développons nos idées politiques sur base du premier cahier de propositions. Poursuivons notre implication dans l’Alliance démocratie locale, dont Multitudes a été l’instigateur et qui rejoint d’autres organisations (communautaire, économie sociale, transition socio-écologique, etc.), pour pousser un agenda commun.
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Réfléchissons aux meilleures structures à mettre en place à l’échelle locale (partis politiques, observatoires de la démocratie locale, groupes d’action, etc.) et soutenons leur mise en action et leur succès (mise en commun, etc.).
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Profitons des opportunités qui se présentent déjà à court-terme de maillage avec des réseaux proches (ex.: les systèmes alimentaires territoriaux).
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Et surtout, établissons une stratégie de mobilisation sur la durée, ancrée dans l’éducation populaire, qui nous permettra de faire émerger un nouveau leadership et d’avoir des gens partout au Québec prêts à prendre la place en 2029, dans une optique de mouvement commun.
D’ores et déjà, on se donne rendez-vous au printemps 2026 pour une nouvelle phase de mobilisation partout au Québec, dont nous sommes en train de tracer les grandes lignes.
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C’est une période pendant laquelle on tape tous et toutes sur un même clou, chacun-e à notre manière, sur un sujet important.
La première saison commence maintenant, pour 6 mois, et a pour but de renforcer la démocratie locale. Avec les élections municipales qui arrivent en novembre, c’est le bon moment! On veut s’organiser localement, proposer des idées, créer des liens, faire entendre nos voix, influencer le discours public…
Les possibilités sont nombreuses.Nathalie Ainsley
Claire Aubert
Louise Authier
Pierre Avignon
Justine Ballon
Raphaël Baril
Gilles Beauchamp
Geneviève Beaudet
Marie-Ève Bélanger-Southey
Yves Bellavance
Joseph Bergeron
Walter Bertacchi
Josée Bilodeau
Jacob Boivin
Jacques Bouchard
Jeani Boudreault
Dominique Bourassa
Benoit Bourque
Nicolas Braesch
Eric Brassard
Joanne Bruneau
Valérie Burnet
Mélanie Busby
Félix Bussières
Emilie Cantin
Nadia Cardin
Marie Cardinal
Annie-Pier Caron Daviault
Loïc Carpentier
Annie Carrier
Delphine Chalon
Vincent Chapdelaine
Cassandre Charbonneau
Hélène Charpentier
Alice Chipot-Rivera
Jean-Marc Chouinard
Anne-Marie Claret
Annie Cloutier
Nathan Cohen-Fournier
François Colinet
Sarah Côté-Delisle
Alexandre Courchesne
Marielle Couture
Yvon Daigneault
Claude Dallaire
Philippe De Carufel
François Delisle
Michèle Delisle
Louise Denis
Élise Desaulniers
France Désaulniers
Nancy Desharnais
Julie Desjardins
Fabien Despeyroux
Andrée Deveault
Philippa Dott
Marie-Amélie Dubé
Caroline Dufresne
Jessica Dufresne
Jeanne Dumas
Véronique Dumouchel
Jean-Yves Dupuis
Jonathan Durand-Folco
Ann Everitt
Noël Fagoaga
Rachel Fahlman
Miriam Fahmy
Marie Fall
Michelle Fast
Laurence Fauteux
Mathieu Fillion
Eve-Lyne Fleury
Luce Fortier
François Fortin
Guillaume Fortin
Bertrand Fouss
Alexandre Gagnon
Gabrielle Garand
Joanne Gareau
Gaëlle Généreux
Samuel Gervais
Maryse Gervais
Elisabeth Gibeau
Marianne Giguère
Emilien Gruet
Eloi Halloran
Catherine Hébert
Rodolfo Hernandez
Marion Hernandez
Myriam Houde
Jade Hudon
Pierre-Élie Hupé
Léa Ilardo
Jacinthe Jacques
Cédric Jamet
Adrien Jean-Pierre
Meaghan Johnstone
Steve Joncoux
Christine Joyal
Maude Labrecque-Denis
Clementine Lachaud
André Lafrance
Jean-Noé Landry
Anouk Lanouette Turgeon
Francis Lapierre
Nathalie Laplante
Simon Latulippe
France Laurendeau
Anne Lautier
Hubert Lavallée
Johanne Lavoie
Sarah-Maria LeBlanc
Danielle LeBlanc
Félix Lebrun-Paré
Yann Leduc
Madeleine Lefebvre
Sylvain Lefevre
Antonin Legault
Silvie Lemelin
Joakim Lemieux
Sonia Lemieux
Marie Lemieux
Antonia Leney-Granger
France Levert
Claudia Loutfi
Catherine Lussier-Renaud
Carole Mainville
Anne-Laure Marcadet
Thomas Marin
France Martin
Solen Martin-Déry
Laura Martinez
Akina Matsuo
David Miljour
Suzie Miron
Laurence Morel
Stephan Morency
Jean-François Morneau
Valeria Moro
Joel Nadeau
Anouk Nadeau-Farley
Nathalie Nahas
Jupiter Nakhla
Valérie Nault
Nancy Neamtan
Julie Nicolas
Donald Nolet
Amélie Olivier
Catherine Olivier
Alexia Oman
Marie Ouellet
Jacques Ouellet
Sofia Oukass
Annie Pelletier
Kathleen Pelletier
Josianne Pelletier
Rémi Pelletier
Marie-Eve Perreault
Sophie Pétré
Antonious Petro
Yann Pezzini
Gilbert Pigeon
Vicki Plourde
Jean-Claude Plourde
Thierry Poitras
Cendrine Poitras
Alexandra Pronovost
Guillaume Proulx Goulet
Sébastien Provost
Sonia Racine
Dominique Ratté
Patrick Renaud
Marianne Renauld Robitaille
Allison Reynaud
Olivier Riffon
Murielle Rogane
Sophie Rollet
Patrick Rondeau
Walter-Olivier Rottmann-Aubé
Nicolas Roy
Claude Roy
Florence Roy-Allard
Jeanne-Marie Rugira
Camille Sanschagrin
Rachel Sarrasin
Carol Saucier
Mikaël Scattolin
Isabelle Senécal
Francis Sheridan Paré
Gabrielle Spenard-Bernier
Mathieu St-Germain
Martine St-Germain
Nadim Tadjine
Geneviève Talbot
Saba Thackurdeen
Vincent Thibault
Fabien Torres
Emmanuel Trotobas
Julie Vachon
Janie Vachon-Robillard
Michel Vallée
Gabrielle Van Durme
Vincent Van Schendel
Manon Vandenbroucke
Sophie Verdon
Selma Vorobief
Alexandre Warnet
Pauline Wolff







